Herr Ahayne.

Herr Ahayne.
Je te souhaite tout ce qu'il y a de souhaitable. Mais ne compte pas sur moi. Oublie à tout jamais.

Splendide désespoir. Comment, mon frère? Tu me regardes? Tu veux sentir une fois de plus tout ce que je t'ai donné? Mais tu continues de vivre à travers moi, tu subsistes à travers tout ce que je te donne et tout ce que je t'apporte. Jamais tu n'as connu plus grande indépendance que depuis que tu t'es soumis à moi. Je suis tout ce qui reste pour toi, je suis à jamais ancré dans ton coeur, et alors que des voix te verront comme un être dont l'incroyable suprématie s'exerce avec tant de force et tant de fougue sur des foules que tu juges suffisantes, je te rappellerai ce que tu me dois, et tu me le rendras, avec grâce et avec fierté de m'avoir servi si prestement. Je suis ton maître, et tu m'utilises comme un esclave farouche. Tu subsisteras à tout jamais avec moi. Tu seras celui que j'ai vu grandir à travers tes yeux... Mon fils.

Jamais je n'ai cru pouvoir te laisser t'envoler, car tu étais tout pour moi, plus que rien ne l'a jamais été. Pourquoi croire donc à des foutaises atroces quand devant soi s'élève ton imposante idole, celle que j'adule et que j'immole. Car, ma peine, tu es celui que j'ai le plus aimé, tu es celui qui a partagé ta vie avec moi, tu ne m'as pas laissé tomber, alors que tu lâchais la main du monde. Tu ne savais jamais peut-être, que j'écrivais pour toi, que je chantais pour toi, que rien que le son du hurlement affreux que tu pouvais extraire de ta cage thoracique, planait en mes oreilles comme le cristal doux et merveilleux d'une cantatrice suave et ténébreuse, m'envoutant à chaque note, et chaque soubresaut de la ligne de tes paroles, m'enlevait les larmes qui auraient suffit à rendre à une terre aride, sa végétation dominante. Je ne pose que rarement les questions différentes, mais tu le sais, que j'ai compris le fonctionnement.... Ton fonctionnement.

Crois moi, si c'est à présent que je me vois, c'est parce que ton cri, splendide désespoir, m'a emporté. Loin de cette terre que j'ai maudite. Je m'allonge à côté de toi, mon ami, mon frère, mon enfant. Tu ne vaux rien, mais tu es tout. Sans toi, dans mon lit, je ne veux pas connaître d'autre sort que la faux.

Je te hais Veale. Je te hais de ton existence.
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# Gepost op zondag 20 december 2009, 14u10

Gewijzigd op dinsdag 22 december 2009, 15u31

Limbes

Foutue foutaise. Comme une liberté sans aises, enchainée à un piquet maudit, je me vois pourrissant dans le tombeau de l'ennui. Mais toi mon ami, toi que j'aime tant, regarde moi survivre et dis moi, mon enfant: pourrais-je un jour te voir et te nommer, ma tendre romance, ma belle envolée? Ici je me perds et me sens bien loin du départ, donné par un feu que je n'ai pas su voir, en retard et souillant mes propos.

J'ai vu des paysages, j'ai longtemps chevauché, j'ai pleuré des larmes maudites, pour tout le sang versé. Mon épée a fendue des bras qui étaient miens... Jamais je n'ai su pardonner à la peine de m'avoir fait si juste et si grand, bien qu'à l'horizon je ne fus qu'un géant, dominant des têtes plus belle et plus poussées, sur des animaux frêles et volant au combat. Que se passe-t-il dans ma tête? Qu'y a t-il dans mon sang, qui fait de moi cet abjecte chose qui me répugne et me fascine.

J'en appelle à ce qui me reste, j'en appelle à tout ce qui me reste comme dernier espoir... Comme dernier désespoir. Si je chante avec tant de fougue, c'est que je sens une victoire, dernière, une dague plantée dans la roche, en guise de dernier baiser.

Et je m'offre au reste, comme un lion s'offre au gladiateur...
Non, ne rêvez pas. L'ironie est ma meilleure amie.
Limbes

# Gepost op zondag 13 december 2009, 14u10

Pour la fin, j'en prends le début.

Un jour on m'a insulté de poète. Je me suis retourné pour voir ce qu'il en était, et j'ai remarqué que se tenait derrière moi, le vent, seul, les bras et les jambes tendues, essoufflé. Je n'ai su que lui répondre.

Je n'ai jamais su lui répondre, au vent. Alors par pure timidité et raisonnement affreux, je me suis laissé à planter un arbre, pour voir si ma souffrance en valait la peine. J'ai mis de la saturation sur ma voix agonisante, et j'ai pleuré des vraies larmes, tandis qu'un chat magnifique grattait à la fenêtre, espérant s'immiscer dans mon univers de désespoir. Des espoirs. Vains.

Il est des choses que jamais le ciel ne comprendra, que jamais il ne verra autrement que comme il s'est proposé à les voir. Que ce soit un son raté, ou bien la fuite, l'amour dans le coeur, la mort dans l'âme, hurlante de détresse.

C'est ce que je hurlerai. Car je suis un pessimiste. C'est ce que je pleurerai.

# Gepost op vrijdag 23 oktober 2009, 20u44

Gewijzigd op dinsdag 22 december 2009, 18u35

Mangé par les rats *

Mangé par les rats *
* C'est S.T.W qui serait content...
Racontons une histoire. Une histoire douce parsemée de vulgarité, d'immondices et de morts atroces par empoisonnement.

Partie I


Dans le noir, on aurait pu avancer, se cognant aux meubles, se cognant aux artifices qui les pourrissent. Si seulement nous n'étions pas nyctalope, voyant que même dans l'abysse aveugle sans source de chaleur, nous avancions tout de même dans des caves d'une majestueuse beauté, je suis sur que rien n'aurait marché, rien ne nous aurait moins affligé que de devoir nous attacher, à la sortie et sa maudite visée... Contons ensemble, moi et les autres, par impolitesse et bien-aisance, cette prose semblable à mille autres pareilles, mais qui n'aura pour égale que la seule et unique vertu qui l'a vu naitre.

Mal choisis, ce sont des mots qui se pardonnent, avant de se faire incendier par des feux que je n'aime que trop peu. Pas de percussions qui frappent une réalité trop altérée, nous sommes nous mêmes cette réalité. Je ne suis que joie, miracles magiques, et rimes.

Dans un voile, je vois des particules qui se détachent, de la couleur primaire, pour former je ne sais trop comment l'élévation nécessaire, à la perturbation des éléments. Si je ne pouvais pas écrire en commençant par je, il adviendrait que ma raison disparaitrait dans des laitages somptueux alcoolisés de roche. L'essence de la psychose, le moteur d'une recherche poussée et décevante sur une chose qu'on nomme à tort, sur une chose qui ne voit que le plat et le relief, le noir et les couleurs.

Partie II


Partie, mon âme, parti mon coeur, partie l'envie de se défendre à toute heure. Je ne supporte aujourd'hui que les accents de l'ironie, pointé vers moi par des langues malpolie, à une heure où tout semble converger vers le retour, à la vie, à l'ennui, au repos et aux vautours.

Saccagé, c'est un fait, de solitude et désespoir on se nourris comme de divines apostrophes, on se lit d'amitié et on écrit des strophes. Et le simple plaisir d'une trace sucrée, me donne des frissons d'agacement d'un étrange macchabée. C'est un corps que je suis, un corps dans l'agonie, et le temps passe ainsi. Ainsi passe le temps, ainsi va la vie, l'ennui, le repos et même les maudits.

On se perd dans des larmes lorsqu'elles coulent de ces joues, démontrées, et roulant doucement comme des roues d'une charrette il y a longtemps huilée, grinçant dans le silence pour ne pas succomber à l'enfer qui nous offre pourtant l'impossible: le voeu d'un instant disparaître, au loin, ailleurs, à tout jamais vers l'infini.
C'est un fait mais je saisis à présent, que ce n'est pas le vide, ni même les enfants, qui me tiennent par la main et m'empêchent de sauter. Je vois dans le mal, dans mes rêves je vois, le prisme mobile qui me tient par un choix: je décide de tout, je décide du destin, mais que prend la mort, sinon mes lendemains...

Partie III (Une simple erreur)


Je classe par ordre alphabétique les lettres et les chiffres, je classe pour toujours ces dessins et buts maudits; et le jeu des beautés me condamne.

Les préceptes que je fuis comme un train qui fuit sa gare me rattrapent sans une courbure d'échine.
Les écarts de conduites emportent le fruit d'un imaginaire perdu dans le froid des plats.
La tentation génère une jalousie que seul l'égo interrompt à coup de pied dans le cerveau.
Le désir... Je veux que jamais il ne me quitte.

J'ai perdu tout. J'ai perdu toute vision, tout talent, toute inspiration. Je ne suis qu'une coquille...
Une coquille à l'abandon, squattée par un parasite... Reviens moi, mon âme... Reviens moi je t'en prie...
Je veux que jamais il ne me quitte.

# Gepost op maandag 31 augustus 2009, 06u41

Gewijzigd op vrijdag 18 september 2009, 19u55

Un peu comme l'oubli.

Un peu comme l'oubli.
Si quelqu'un devait qualifier quelque chose sur quoi que ce soit, je pense que ce serait moi, l'être le plus important, le meilleur, le pire... Chacun inteprête ses envies, ses envies, ses rêves, ses désirs, ses espoirs... Je ne fais que me conter l'inverse. Que c'est beau le pessimisme, l'amour qui ne tient pas, la haine qui habite un lieu fixe et qui surveille la vie, la tristesse...

La vérité est le mensonge, phrase toute faite, mais après tout, si je devenais la pureté, que serais-je?

Qu'importe, c'est le désespoir qui me vit, qui me guide et qui dicte mes préceptes comme mes choix.
Qu'importe, c'est le désespoir qui fait de moi ce que je veux paraître; les pommes séchées sont d'une exquise acidité.

De nos jours on condamne, de nos jours on se plaint, de nos jours, on réfute, on se bat, on insulte et on se perd dans les courants qui bercent les pensées de la masse, mais aujourd'hui je n'ai pas peur. Je n'ai peur de rien, peur de rien accepter, ni de refuser.

Il était une fois une solution, avant que le soleil ne se lève. Un déplacement sur une distance concrète, une rentrée d'une horrible conviction, un abandon et enfin un sommeil...

Et puis on hurle, on ne sait que répondre, on décide à mes yeux, on réduit à mon néant.

J'aime. Et je veux mourir.

# Gepost op donderdag 13 augustus 2009, 00u27